<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Coaching individuel &#8211; OP Coaching</title>
	<atom:link href="https://www.opcoaching.fr/category/coaching-individuel/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.opcoaching.fr</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>mer, 12 Oct 2022 18:37:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://www.opcoaching.fr/wp-content/uploads/2017/10/op_coaching.png</url>
	<title>Coaching individuel &#8211; OP Coaching</title>
	<link>https://www.opcoaching.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Les Plaisirs du Cirque, de l&#8217;entraînement à la scène</title>
		<link>https://www.opcoaching.fr/plaisirs-cirque-de-lentrainement-a-scene/</link>
		<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 05:46:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coaching individuel]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion du temps]]></category>
		<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.opcoaching.fr/?p=772</guid>
		<description><![CDATA[<p>&#160; Les Arts du Cirque sont divers et variés. Ils offrent une grande palette d’esthétiques qui demandent des aptitudes différentes et des motivations variées. Le cirque, historiquement et globalement dans cet ordre d’apparition, c’est l’art équestre, l’acrobatie, l’art du clown, les aériens, la jonglerie, les animaux sauvages. Au fil du temps, ces disciplines se sont [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/plaisirs-cirque-de-lentrainement-a-scene/">Les Plaisirs du Cirque, de l&#8217;entraînement à la scène</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Les Arts du Cirque sont divers et variés. Ils offrent une grande palette d’esthétiques qui demandent des aptitudes différentes et des motivations variées. Le cirque, historiquement et globalement dans cet ordre d’apparition, c’est l’art équestre, l’acrobatie, l’art du clown, les aériens, la jonglerie, les animaux sauvages. Au fil du temps, ces disciplines se sont enrichies, se sont combinées entre elles et à d’autres disciplines, pour arriver au paysage extrêmement varié d’aujourd’hui. L’ensemble de ces disciplines sont autant de sources de plaisirs, aisées à sentir selon ses aptitudes naturelles (force, souplesse, agilité, endurance, équilibre…).</p>
<p>Si le Cirque en lui-même est un sujet très important et sérieux, il en de même pour la notion de plaisir. Se faire plaisir, prendre du plaisir, avoir du plaisir, ça peut sembler simple, évident, voire simpliste, mais c’est loin d’être le cas. Elle est suffisamment complexe et individuelle qu’elle nécessite quelques lignes pour l’expliciter. Si elle est importante dans nos vies, nous verrons comment cette notion de plaisir peut se conjuguer avec les arts du cirque en général et la danse aérienne en particulier, discipline à laquelle certains et certaines d’entre vous aimez consacrer temps et énergie.</p>
<blockquote><p><strong><em>&#8221; Plaisir : sensation ou émotion agréable, liée à la satisfaction d’un désir, d’un besoin matériel ou mental &#8220;</em></strong></p></blockquote>
<p>Le Robert donne la définition suivante du plaisir : sensation ou émotion agréable, liée à la satisfaction d’un désir, d’un besoin matériel ou mental.  Relativement courte, cette définition donne à voir toute la complexité de la notion de plaisir avec les différences qui existent d’une part entre la sensation et l’émotion et d’autre part entre le désir et le besoin. Et s’ajoute à cela la différence de nature de cette satisfaction qui peut être matérielle ou mentale. Le concept de plaisir est utilisé en philosophie, en psychanalyse et en psychologie. Il concerne tous les âges et est indispensable à l’équilibre d’un être humain. En effet, nos plaisirs, la satisfaction de nos besoins, qui sont en lien avec nos valeurs, participent de notre équilibre, de notre construction identitaire. Ils nous permettent d’être cohérent, d’être en congruence, d’aligner nos comportements, nos attitudes et nos rôles avec notre identité profonde. Le plaisir est un ingrédient essentiel et nécessaire à la construction et consolidation de notre équilibre mental, émotionnel et physiologique.</p>
<p>Se faire plaisir, c’est satisfaire un besoin, c’est prendre soin de soi, c’est faire preuve d’estime de soi, c’est gagner en confiance, c’est gagner en affirmation de soi. Il est donc important pour chacun et chacune dans nos vies d’identifier nos sources de plaisirs, qui sont reliés à nos besoins, à nos valeurs. Et correspondent entre autres aux besoins de sécurité, d’affection, de reconnaissance, d’accomplissement de soi, etc…</p>
<h3></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>De quels plaisirs parle-t-on ?</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce travail sur soi nécessite d’y consacrer un minimum de temps et d’y procéder de manière méthodique. Lionel Tiger, en 1992, a classifié les plaisirs en quatre grandes catégories. (Si cette classification est très utile, je fais une parenthèse pour préciser que L. Tiger est fortement controversé pour le reste de ses travaux).</p>
<p>Il définit quatre types de plaisirs :</p>
<ul>
<li><strong><em>Physio-plaisirs</em></strong> : lié au corps, aux expériences kinesthésiques, au goût, à l’odorat (faire un massage, manger du chocolat…)</li>
<li><strong><em>Socio-plaisir</em></strong> : lié aux interactions sociales (participer à une fête, bavarder avec des amis… )</li>
<li><em><strong>Psycho-plaisir</strong></em> : procuré par des activités engagées et réalisées par l’individu (cuisiner, bricoler…)</li>
<li><em><strong>Idéo-plaisir</strong></em> : lié à la spiritualité et au développement personnel, intellectuel, esthétique (jeux cérébraux, théâtre, musées…).</li>
</ul>
<p>C’est l’intention de la personne qui détermine la catégorie et non pas le comportement en lui-même. L’idée, ensuite, est de réaliser un petit tableau pour lister et catégoriser ses petits et ses grands plaisirs. Et la dernière fois que vous vous êtes fait plaisir, c’était quand et c’était lequel ? Et le Cirque, dans tout cela ? me répondrez-vous, à juste titre.</p>
<h3></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Les plaisirs du cirque</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour les activités artistiques, culturelles et sportives, nous avons deux niveaux de lecture. Le premier, c’est de classer le cirque dans une des catégories de plaisir, parmi tous les plaisirs auxquels nous pouvons nous adonner dans la vie (faire une séance de yoga, manger des huitres au marché, regarder une série télé,…).</p>
<p>Pour certains ou certaines, le cirque va être un physio-plaisir car l’activité est vécue essentiellement comme une activité physique, comme une activité sportive qui va participer de l’entretien physique. Pour d’autres, la pratique c’est l’occasion de la rencontre : jouer, s’entrainer, répéter avec des amis, la pratique est vécue comme une activité sociale. Pour d’autres, le cirque, c’est l’occasion de « faire », d’apprendre, de répéter, de comprendre, de mettre en pratique la mécanique du corps que j’ai apprise et que je sais faire. C’est l’exécution, la réalisation des mouvements qui m’anime. Et pour la dernière catégorie, la pratique du cirque va participer du développement personnel. Les valeurs de la discipline et les valeurs de vie vont être identiques. Cette pratique permet réellement à la personne de s’épanouir.</p>
<p>Le deuxième niveau de lecture, c’est d’identifier les plaisirs que nous procure la pratique d’une discipline circassienne. Nous allons retrouver ici le caractère tout à fait personnel du plaisir. Le plaisir de celui ou celle qui pratique dans le cadre de ses loisirs, celui des adolescents intégrés à une troupe amateur, celui des lycéens qui le passent comme épreuve du bac.</p>
<p>Chacun prend du plaisir, prend son plaisir à son niveau, avec ses objectifs, avec ses contraintes. La nature, la source et l’intensité diffèrent, nécessairement, entre toutes ces personnes. Mais à un moment, il y a un point commun, un plaisir procuré par la pratique. « Faire » du cirque, répéter ses gammes en jonglerie, en acrobatie peut tout simplement suffire à être heureux, améliorer sa technique sera indispensable à d’autres moments, « monter » un spectacle sera nécessaire un peu plus tard. Les plaisirs varient également dans le temps, en fonction des âges, de son niveau d’exigence, de ses objectifs. Ils peuvent passer par de longues séances d’entrainement pour perfectionner sa technique, à répéter ses gammes, ou par la mise en scène d’un numéro. La scène, la représentation peut être un moteur ou un repoussoir.</p>
<p>Pour les artistes, la question se pose un peu différemment parce qu’il s’agit d’un métier, d’une profession et non plus d’un loisir, d’un passe-temps. Une des grandes difficultés réside dans le fait de se détacher des enjeux matériels ou/et symboliques de la réussite artistique. Il faut pouvoir garder une âme d’enfant pour atteindre ses ambitions d’adulte. Pour celles et ceux qui s’orientent dans une voie professionnelle, l’identification de ses plaisirs permettra aussi de les relier à ses objectifs. Cela permet d’objectiver ses progrès, ce qui fonctionne bien et ce qui fonctionne moins bien dans le processus de création. L’analyse et l’objectivation permettent de nourrir le plaisir et de maintenir la motivation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>In fine</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous avons vu que le plaisir est une notion complexe, dépendante de celle de nos besoins ; elle est aussi liée à nos émotions et est une des composantes de la motivation. Ne pas identifier ses plaisirs, c’est le risque de vivre beaucoup de frustration, de contrariétés, d’amertume et de mécontentements. Et je terminerai par trois courtes questions. Au cirque, qu’est-ce qui vous fait plaisir ? Qu’est-ce qui vous fait le plus plaisir ? Et qu’est-ce qui vous fait vraiment plaisir ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Crédit photo : @EstherQuintin. Présentation de fin de résidence de <strong><a href="https://www.instagram.com/camille_judic/?hl=fr" target="_blank" rel="noopener">Camille Judic</a></strong> à <strong><a href="https://www.youtube.com/channel/UCis3y6x37qLqAimt-y9zAMw" target="_blank" rel="noopener">La Volière</a></strong>, lieu culturel et artistique dédié aux arts du cirque et arts voisins dirigé par <strong><a href="https://fred-deb.com" target="_blank" rel="noopener">Fred Deb&#8217;</a>  </strong>à Saint-Nazaire (44).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/plaisirs-cirque-de-lentrainement-a-scene/">Les Plaisirs du Cirque, de l&#8217;entraînement à la scène</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></content:encoded>
			</item>
		<item>
		<title>Le droit à la déconnexion #2</title>
		<link>https://www.opcoaching.fr/droit-a-deconnexion-2/</link>
		<pubDate>Thu, 24 May 2018 14:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coaching individuel]]></category>
		<category><![CDATA[Droit à la déconnexion]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion du temps]]></category>
		<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.opcoaching.fr/?p=762</guid>
		<description><![CDATA[<p>La question du droit à la déconnexion se pose dans les entreprises depuis quelques années, pour répondre à deux phénomènes que sont l’hyperconnexion et l’infobésité. Il s’appliquait dans certaines entreprises avant le vote de la loi, dont vous retrouverez la généalogie dans cet article. Il s’agit ici d’apporter un éclairage sur les pratiques et usages [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/droit-a-deconnexion-2/">Le droit à la déconnexion #2</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La question du droit à la déconnexion se pose dans les entreprises depuis quelques années, pour répondre à deux phénomènes que sont l’hyperconnexion et l’infobésité. Il s’appliquait dans certaines entreprises avant le vote de la loi, dont vous retrouverez la généalogie dans <strong><a href="https://www.opcoaching.fr/droit-a-deconnexion/" target="_blank" rel="noopener">cet article</a></strong>. Il s’agit ici d’apporter un éclairage sur les pratiques et usages en matière de numérique. Pour permettre de faire un auto-diagnostic de vos usages et aussi de lutter contre les effets négatifs de l’hyperconnexion. Pour continuer à sensibiliser sur la double notion de droit et de devoir vis-à-vis de la déconnexion, il s’agira d’apporter un éclairage sur nos besoins, pour être en mesure de reconnaitre l’essentiel du superflu, l’important de l’insignifiant.</p>
<blockquote><p><em><strong>&#8221; La vitesse d’évolution de notre cadre de vie donne l’impression que tout s’accélère.&#8221; </strong></em><em><strong>Hubert Reeves</strong></em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Un environnement en mutation</strong></h3>
<p>Nos premières boîtes mails, pour les plus anciens et anciennes d’entre nous, nos premiers téléphones portables, nos premières connexions internet ne sont pas très anciennes. Vingt-cinq ans environ. C’est donc à la fin du siècle dernier, dans les années 90, que se développent et se déploient ces technologies. Pour avoir les histoires détaillées, vous pouvez consulter les pages dédiées ici (pour le <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Téléphone_mobile" target="_blank" rel="noopener">portable</a></strong>) et là (pour <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_en_France" target="_blank" rel="noopener">internet</a></strong>).</p>
<p>Et la révolution de l’usage nomade va avoir lieu en 2007 avec la commercialisation de l’iPhone. A partir de ce moment-là, nous avons la possibilité d’avoir un ordinateur, un appareil photo, et un téléphone, sur un même appareil qui tient dans la poche.</p>
<p>La première caractéristique cette la transformation numérique, c’est la rapidité de sa diffusion. C’est ce qui la distingue des révolutions technologiques précédentes. Elle a entrainé des changements et des modifications d’usage, de consommation, de vie sociale, et des modifications dans le monde du travail également. Téléphones, tablettes et les applications qui y sont liés ont profondément modifié l’organisation des échanges à l’intérieur de l’entreprise, vers l’extérieur. Ils peuvent aussi conduire à une surcharge informationnelle et communicationnelle. Cette surcharge, pour un nombre important de salariés, déborde sur la vie privée.</p>
<p>Comme toute technique, les techniques de l’information et de la communication sont ambivalentes. Elle peut être aussi bénéfique que néfaste. Nous voyons bien sur le plan personnel les bienfaits de l’instantanéité, les connexions aux amis, à la famille, mais c’est aussi l’intrusion du travail dans la sphère privée. Et puis sur le plan professionnel, elles apportent aussi de la rapidité d’exécution, de recherche, mais aussi de la sur-sollicitation, de l’urgence et du stress. Pris isolément, il n’y a pas de risque à ces comportements. Mais le nombre, l’intensité, la répétition, la fréquence vont être des facteurs aggravants. Et ils peuvent déboucher sur des troubles de l’attention, de la concentration, de la mémorisation, dégradation ou manque de sommeil, stress qui peut déboucher sur des burn-out. Et peuvent aussi avoir des impacts sur la sphère professionnelle ou sur la sphère personnelle</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Et vous ? quels sont vos usages des outils numériques ?</strong></h3>
<p>Cette porosité entre les sphères pro et perso a été facilitée par à la vitesse de diffusion des outils qui permettent ces accès à tout, tout le temps. Nous avons globalement de plus en plus d’écrans. Je vous pose aussi la question : vous, personnellement où en êtes-vous de vos usages numériques ? je vous propose, si vous le souhaitez, de faire un point très rapide de votre taux d’équipement, et votre degré de connexion avec ce <strong><a href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSd3r5MhzdGx9-YA0LVpuyj9hKvFyl1T5cTSjic0bTl7Qck4Wg/viewform?usp=sf_link" target="_blank" rel="noopener">questionnaire</a>.</strong></p>
<p>La conscience de nos actes ne va pas suffire à modifier nos actes eux-mêmes. Si elle est nécessaire, elle n’est pas suffisante. Si nous ne modifions pas nos comportements, c’est parce que nous avons un bénéfice au maintien de ces comportements. Dans le <strong><a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/154000646.pdf" target="_blank" rel="noopener">rapport</a></strong> Transformation Numérique et Vie au Travail, Bruno Mettling insistait sur la nécessité d’un devoir de déconnexion. « Savoir se déconnecter au domicile est aussi une compétence qui se construit à un niveau individuel mais qui a besoin d’être soutenue au niveau de l’entreprise » écrivait-il. Mais tout le monde ne travaille pas dans une entreprise de plus de cinquante salariés, entreprises auxquelles s’appliquent la loi. Il évoquait notre rapport au temps, notre construction individuelle pour justifier de cette coresponsabilité entre un employeur et un salarié. S’il fait référence au temps et à la structuration temporelle, il ne donne pas plus d’éléments de compréhension, d’un élément, le temps, assez complexe. En effet, qu’est-ce donc que le temps ? Et surtout, qu’en faisons-nous ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Que faisons-nous de notre temps ?</strong></h3>
<blockquote><p><em>&#8221; <strong>Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais que je veuille l’expliquer à la demande, je ne le sais pas.&#8221; </strong></em><em><strong>Saint-Augustin</strong></em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le temps est une matière bien étonnante. Il est difficile d’en avoir une définition unifiée : les physiciens ont leurs définitions, les historiens également, les philosophes, les psychologues aussi, et elles ne sont pas communes. Le temps résulte à la fois d’une construction individuelle, relative à nos perceptions, et à la fois d’une construction collective, d’une norme sociale. La difficulté, c’est que nous n’avons pas de sens pour le mesurer, l’appréhender, le percevoir, le sentir ou le ressenti. C’est une notion toute relative.</p>
<p>Et dans la façon dont nous l’occupons, nous avons chacun, chacune nos préférences. Nous faisons certaines activités par nécessité, d’autres par plaisir. Et ce n’est pas le temps qui devient important, mais c’est bien ce que nous en faisons. Et quand nous avons le choix, nous faisons : ce qui nous plait avant ce qui nous déplaît, ce qui va vite avant ce qui prend du temps, ce qui est facile avant ce qui est difficile, ce qui est urgent avant ce qui est important. Ce qui me plait, n’est pas la même chose que le voisin, ce qui va vite pour moi, n’est pas ce qui va vite pour le voisin, et ainsi de suite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Nous avons des besoins différents…</strong></h3>
<p>Nous sommes également différents par nos besoins. C’est une notion importante dans la question de la construction identitaire et de l’identité.  Maslow, que certains doivent connaitre, a, le premier, théorisé les besoins humains en les hiérarchisant, en allant des besoins physiologiques au besoin d’accomplissement de soi, en passant par le besoin de sécurité, d’appartenance et le besoin d’estime. Le défaut de cette présentation est un peu la verticalité avec la notion de hiérarchie.</p>
<p>Des travaux complémentaires ont permis de définir un système comprenant :</p>
<ul>
<li>Les besoins primaires : respirer, se nourrir, se protéger du froid</li>
<li>Les besoins secondaires, non vitaux : de vie sociale, de distraction, de mobilité,</li>
<li>Les besoins fondamentaux, de sens : ressentir, créer, penser, décider, croire</li>
</ul>
<p>Et l’équilibre d’un individu suppose que les trois besoins coexistent et sont alimentés. Des manques de sommeil, d’alimentation, ont des impacts sur notre capacité à décider, un enfermement dans un processus de création peut aussi couper d’une vie sociale. Nous parlon alors de limites posées à notre équilibre. Et la notion de besoin est plus largement reliée aux notions de valeurs, à notre vision du monde.</p>
<p>Et la notion de besoin était déjà abordée avec l’Analyse Transactionnelle, discipline d’accompagnement née dans le milieu psychiatrique dans les années 50, du côté de Palo Alto, et dont les travaux irriguent de nombreux domaines, au vu de son caractère très pragmatique et concret d’attente de résultats. Nous sommes tiraillés par nos besoins, et nous organisons nos échanges, nos rencontres, nos relations en fonction de ces besoins. Trois grands besoins ont été identifiés par Eric Berne :</p>
<ul>
<li>Besoins de structuration : spatiale, temporelle</li>
<li>Besoins de stimulation : intellectuelle, sociale, des sens</li>
<li>Besoin de reconnaissance</li>
</ul>
<p>Le besoin de reconnaissance est très structurant dans nos fonctionnements et nos relations aux autres. Nous sommes tiraillés par nos besoins et nous organisons donc nos échanges, nos rencontres, nos relations en fonction de ces besoins. Avec <em>Des jeux et des hommes</em> Berne, écrit la suite de l’ouvrage intitulé <em>Analyse transactionnelle et psychothérapie. </em>Il y décrit le besoin de structure et notamment celle liée au temps. Le temps, chez Berne, est le temps des interactions sociales, le temps, qui va servir individuellement, à capitaliser des avantages, à engranger des signes de reconnaissance. Le signe de reconnaissance n’est pas toujours positif. Une dispute c’est un signe de reconnaissance. Et nous préférons un signe de reconnaissance à l’ignorance. Donc ce que nous cherchons c’est de la relation à l’autre, de connexion à l’autre. Au sein de la famille, à l’école, dans nos loisirs, dans l’entreprise, et aujourd’hui via les outils informatiques. Les écrans ne sont qu’un prétexte, un support. Les écrans offrent une immédiateté, une spontanéité qui comble notre attention.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Déconnexion et reconnexion</strong></h3>
<p>En vingt-cinq ans le monde a changé. En dix ans, il a vraiment changé. Et nous aussi. Dans ces intervalles de temps, nous avons changé. Nous avons conservé une chose, ce sont nos valeurs. Elles sont les mêmes depuis vingt-cinq ans. La hiérarchie, l’ordre d’importance qu’on leur accorde est modifié. Et nos besoins, qui y sont liés, ont évolué, et évoluent en fonction de cette modification de hiérarchie. Pour avoir une lecture de nos changements, pour être en capacité de s’adapter à un monde qui change, il est essentiel de se connaitre, de connaitre ses besoins, ses valeurs. Savoir ce que nous voulons, savoir ce que nous voulons vraiment. Ça permet de nous adapter. Il est donc important de prendre du recul, faire un pas de côté, se déconnecter, se déconnecter des écrans et du flux d’information. Pour se régénérer, se ressourcer, pour se reconnecter à soi. Et mieux se reconnecter aux autres.</p>
<blockquote><p><strong><em>&#8221; L&#8217;essentiel est sans cesse menacé par l&#8217;insignifiant.&#8221; </em></strong><strong>René Char</strong></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/droit-a-deconnexion-2/">Le droit à la déconnexion #2</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></content:encoded>
			</item>
		<item>
		<title>La préparation mentale pour améliorer son swing de golf</title>
		<link>https://www.opcoaching.fr/preparation-mentale-ameliorer-swing-de-golf/</link>
		<pubDate>Wed, 25 Apr 2018 16:02:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coaching individuel]]></category>
		<category><![CDATA[Préparation mentale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.opcoaching.fr/?p=744</guid>
		<description><![CDATA[<p>« La vision sans l’action n’est qu’un rêve; et l’action sans vision est vaine et ennuyeuse. » Robert Dilts Dans un précédent article, consacré au coaching professionnel, j’avais évoqué la filiation du coaching professionnel avec la préparation mentale des sportifs. Et je vais ici concentrer mon propos sur cette question spécifique de la préparation mentale. Je l’aborde [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/preparation-mentale-ameliorer-swing-de-golf/">La préparation mentale pour améliorer son swing de golf</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><em>« La vision sans l’action n’est qu’un rêve; et l’action sans vision est vaine et ennuyeuse. » </em></strong><strong><em>Robert Dilts</em></strong></p></blockquote>
<p>Dans un précédent article, consacré au coaching professionnel, j’avais évoqué la filiation du <a href="https://www.opcoaching.fr/le-coaching-1-professionnel/">coaching professionnel</a> avec la préparation mentale des sportifs. Et je vais ici concentrer mon propos sur cette question spécifique de la préparation mentale. Je l’aborde par le biais du témoignage. Je vais ici relater l’expérience d’un exercice que j’ai vécu comme « coaché ». Et comment cet exercice m’a permis d’améliorer mon swing de golf en particulier et mon jeu de golf en général. Parce que, oui, je joue au golf.</p>
<h3><strong>Le golf et moi</strong></h3>
<p>J’ai vraiment découvert et appris à jouer au golf en 2010, après quelques séances découvertes dans différents golfs. Je dois à Thierry Mathon, <a href="http://www.stage-golfthmathon.com/" target="_blank" rel="noopener"><strong>pro de golf</strong></a>, de m’avoir appris et fait aimer ce sport, et qui m’a encouragé dans la rédaction de cet article. Cette pratique m’a permis de renouer avec un passé sportif que j’avais mis en sommeil du fait d’activités pro et extra-professionnelles. La pratique du golf demande patience et temps : entre les heures de cours nécessaires à l’apprentissage et à la progression, les heures de practice pour assimiler ce mouvement non naturel appelé swing de golf, et enfin les heures passées sur les fairways, à arpenter les parcours. Parce que le plaisir réside finalement, là, sur le parcours, où tous les efforts réalisés précédemment doivent converger, se cristalliser vers le plaisir du jeu. Et pour certains et certaines, le plaisir de la compétition, pour se mesurer aux parcours, aux co-compétiteurs, mais avant tout et surtout, se mesurer à soi-même.</p>
<blockquote><p><strong><em>&#8220;Le golf se joue surtout sur un parcours de 25 cm, l&#8217;espace entre vos oreilles.&#8221; Bobby Jones</em></strong></p></blockquote>
<p>La pratique du golf m’a permis de retrouver un esprit de compétition qui m’avait animé dans mes jeunes années. Et qui dit compétition, dit objectif et dit préparation. Et la première préparation est technique et physique. J’ai aujourd’hui un niveau légèrement au-dessus du niveau médian (index de 28, donné, pour ceux que cela intéresse). L’index permet de mesurer le niveau de jeu au cours de compétitions ou parties officielles dans lesquelles le score est contrôlé et enregistré par la <strong><a href="https://www.ffgolf.org" target="_blank" rel="noopener">Fédération Française de Golf</a></strong>. Secrètement, j’ai un objectif de niveau de jeu que je souhaite atteindre. Et c’est sur ce niveau souhaité que j’ai travaillé, et sur lequel a porté l’exercice de préparation mentale que je vais vous décrire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Niveaux de conscience ou niveaux logiques</strong></h3>
<p>Au cours de ma certification en coaching, nous avions de nombreux exercices, en binôme, où nous alternions les rôles du coach et du coaché. L’intérêt, pour éprouver pleinement l’exercice, est d’avoir une vraie demande. Au cours d’une matinée, j’avais décidé de tester un outil avec une demande liée à ma pratique sportive. Il s’agissait des niveaux de conscience de Bateson ou niveaux logiques de Dilts. Gregory Bateson ayant élaboré la version théorique à partir de laquelle Robert Dilts a construit l’outil pratique. Dans une série de trois articles, Robert Dilts le décrit parfaitement. Dans le <strong><a href="http://www.institut-repere.com/PROGRAMMATION-NEURO-LINGUISTIQUE-PNL/niveaux-logiques-partie1.html" target="_blank" rel="noopener">premier</a></strong>, il présente les travaux de Bateson, dans le <strong><a href="http://www.institut-repere.com/PROGRAMMATION-NEURO-LINGUISTIQUE-PNL/niveaux-logiques-partie-2.html" target="_blank" rel="noopener">second</a></strong> il décrit le passage de la théorie à la pratique, et dans le <strong><a href="http://www.institut-repere.com/PROGRAMMATION-NEURO-LINGUISTIQUE-PNL/niveaux-logiques-partie3.html" target="_blank" rel="noopener">troisième</a></strong>, il approfondit en faisant le lien entre les niveaux logiques et le système nerveux. (je conseille la lecture du second, s’il ne devait y en avoir qu’un seul à lire).</p>
<p>Un outil est, en général, ce qui permet de faire un travail. En améliorant l’efficacité ou en rendant possible certaines actions. En coaching, les outils, permettent d’améliorer et de structurer le questionnement. Les niveaux logiques vont avoir plusieurs fonctions, au moment où le coach choisit de les utiliser. C’est un outil de diagnostic, c’est un outil de structuration et c’est un outil de renforcement. Il aide à clarifier l’objectif, il en vérifie la congruence et il améliore la conscience de soi. Très utile quant aux nombreuses situations qu’il peut aider à éclaircir et à poursuivre, il peut être utilisé dans de nombreuses situations d’accompagnement.</p>
<p>D’un point de vue concret et pratique, Robert Dilts a proposé une structuration et une division du questionnement divisé en six champs distincts. Et ordonnés de telle manière, où chaque champ va interagir avec le précédent :</p>
<p>L’environnement : Où êtes-vous ? où vivez-vous ?</p>
<p>Le comportement : Que faites-vous ? Comment se passe ces moments ?</p>
<p>Les capacités : De quoi êtes-vous capable ? Quelles compétences mettez-vous en œuvre ?</p>
<p>Les croyances et valeurs : Qu’est-ce qui est important ? Qu’est-ce que cela vous apporte ?</p>
<p>L’identité : Comment vous décrivez-vous ? Qui êtes-vous ?</p>
<p>Le sens : Quel sens donnez vous à votre action ? A quel groupe vous sentez-vous appartenir ?</p>
<p>Pour passer à l&#8217;aspect pratique, je vais maintenant vous décrire l’exercice tel que je l’ai vécu, en illustrer le fonctionnement, le déroulé, avant de revenir ensuite sur les apports et les bénéfices de cet exercice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Le déroulé de l’exercice </strong></h3>
<p>Debout, devant six feuilles placées au sol. Sur chacune d’entre elles, un mot est inscrit, correspondant aux champs cités précédemment. Le collègue (élève-coach) à mes côtés. L’exercice démarre. Première question.</p>
<ul>
<li>Quel est ton objectif ?</li>
<li><em>Avoir un index à 18, être capable de jouer, en moyenne, un coup au-dessus du par.</em></li>
<li>Avance sur la première case. Ton objectif est atteint. Tu as un index à 18. Où te vois-tu à ce moment-là ? Décris-moi où tu es ?</li>
<li><em>Je me vois à l’étape d’après. A la compétition suivante. J’arrive au golf. Le matin. L’endroit est calme, un peu frais. J’arrive 1h avant le départ prévu, j’ai récupéré ma carte de score, pris un café. Je suis au putting-green et commence mon</em> échauffement.</li>
<li>Avance sur la case suivante, « comportement ». Tu es l’échauffement. Comment se déroule cet échauffement ? Que fais-tu ?</li>
<li><em>Je commence doucement par un éveil articulaire et musculaire. Et puis au putting, et puis s’entrainer sur différents coups de golf, les approches, les fers, les bois. Insister sur le rythme, plus que sur la puissance. Et puis revenir au putting avant de rejoindre le départ.</em></li>
<li>Avance encore. Au moment du départ de quoi te sens tu capable ?</li>
<li><em>Au moment du départ. L’objectif du jour, comme toutes les parties, est de se faire confiance, de prendre du plaisir, dans un cadre agréable. L’échauffement m’a montré que je suis dans de bonnes dispositions, les sensations sont bonnes. Je me sens prêt à jouer une belle partie, de réaliser de jolis coups et faire quelques bons scores. </em></li>
<li>Tu viens de jouer ton départ. Tu as réussi un beau coup de golf. Avance à nouveau. Qu’est ce qui est important pour toi à ce moment-là ?</li>
<li><em>Ça va être de rester concentré, de rester calme, de bien effectuer ma routine avant chaque coup. Effectuer un coup d’essai. Alignement, grip, posture. Rester focus sur mon rythme. Et de maintenir cela pendant environ les quatre heures que durent une partie. La patience, la constance, la persévérance sont importantes.</em></li>
<li>Cela fait plus de deux heures que tu es sur le parcours. Comment ça va ? Comment ça se passe ? avance une dernière fois, et décris-moi qui tu es à ce moment-là.</li>
<li><em>Depuis le départ, il y a eu de bons moments, d’autres moins bons. J’ai pu les gérer grâce à la routine, et à me remettre dans le coup suivant, sans être trop perturbé. Je suis content de ce qui s’est mis en place. Je me sens bien. Il reste encore sept trous à jouer. Content de jouer au golf, et de pouvoir, au vu des résultats et de mon attitude, me sentir pleinement golfeur.</em></li>
<li>Peux-tu maintenant, sur cette dernière case, me dire le sens que tu mets derrière cet objectif ?</li>
<li><em>Avec cette envie de jeu, cette rigueur mise en place, c’est de renouer avec la compétition sportive. Compétition que je pouvais faire plus jeune contre les autres, aujourd’hui je la mène contre le parcours, et contre moi-même. Pour gagner, ou pour apprendre. Je ne perds plus, c’est la grande et bonne nouvelle.</em></li>
</ul>
<p>Voilà en résumé, un exercice qui se déroule idéalement sur une durée de trois quarts d’heure. Et après être allé de « l’environnement » au « sens », le parcours se fait étape par étape, en résumant, reformulant ce qui a été dit à la montée. Ce retour permet de valider et d’ancrer ce qui a été exprimé. Et de revenir, ici et maintenant, et vérifier que tout est ok pour le coaché. Et bien évidemment conclure la séance. Comment je peux mesurer les apports et les bénéfices de cet exercice ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Bénéfices et apports</strong></h3>
<p>Cet exercice des niveaux logiques m’a permis de me discipliner notamment pour l’échauffement. La routine est aussi devenue naturelle dans le déroulé de mon jeu. Cet exercice m’a permis, à partir d’un objectif fixé, de tracer un chemin pour y parvenir, qui passe par une attitude en cours de jeu, et un plan d’entrainement (physique et technique). Le corollaire d’une routine régulière, c’est la gestion des émotions sur le parcours. Célébrer les jolis coups, mais ne pas s’enflammer, et ne pas se flageller pour un coup raté. Le résultat est aussi une attitude plus calme, plus sereine, qui prend moins d’énergie. La concentration se fait sur le processus. Je prends donc plus de plaisir qu’avant à jouer. C’est mieux pour moi (et pour mes partenaires).</p>
<p>J’ai réalisé cet exercice en septembre 2016. Et je m’en souviens encore parfaitement. Cela me permet de pouvoir le revivre quand je le pense nécessaire, quand je commence à ne plus être aussi rigoureux et concentré, cela me permet de revenir à l’essentiel, aux fondamentaux de ce jeu. Cela apporte aussi responsabilisation et autonomie. La poursuite de mon objectif ne dépend que de moi. L’objectif fixé au départ n’est pas encore atteint, mais je suis sur ce chemin, et aujourd’hui c’est là l’essentiel. Mon jeu a progressé. Je le mesure aves quelques indicateurs. Être sur ce chemin, me permet de progresser dans mon jeu et dans mon attitude, de prendre plus de plaisir dans le jeu. What else ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>La préparation mentale est-elle accessible à toutes et tous ?</strong></h3>
<p>L&#8217;exercice décrit ci-dessus est transposable à d&#8217;autres objectifs dans le même sport.  Il est transposable à d&#8217;autres disciplines sportives. Quelques soit son objectif, quelque soit niveau de pratique, il peut être utilisé pour vérifier la cohérence de l&#8217;objectif. Il constitue une première marche, une première étape dans un processus plus long de préparation mentale. Je dis ici plus long, car s&#8217;attachant à différentes phases d&#8217;une pratique sportive, pour préparer l&#8217;ensemble d&#8217;une saison, une période particulière ou encore un aspect précis du jeu ou de la discipline.</p>
<p>« La préparation mentale est un entraînement qui consiste à développer les habiletés mentales et cognitives dans l’objectif d’optimiser la performance personnelle (ou collective) du (des) sportif(s) tout en favorisant le plaisir de la pratique et l’autonomie », telle qu’elle était définie dans <strong><a href="https://www.lequipe.fr/Ilosport/Archives/Actualites/Preparation-mentale-5-idees-recues/743539" target="_blank" rel="noopener">L’Equipe</a></strong>. Et j’entends personnellement la performance au sens de la réalisation de soi, de la réalisation de son potentiel et non pas au sens d’un toujours plus qui peut amener des dérives de surentrainement ou de dopage.</p>
<p>Il existe plusieurs disciplines, et ce n&#8217;est pas exhaustif, pour aborder la préparation mentale : le coaching, la psychologie, la sophrologie ou encore l’hypnose, qui déploient autant de techniques qui vont mettre en œuvre différents outils pour aider à l’atteinte de ses objectifs. Il n’existe pas de solution miracle en la matière. Il n’existe pas une solution unique. C’est très souvent un mix de plusieurs techniques répondant à différentes personnalités qui vont permettre à chacun de trouver ses recettes; pour aussi gérer les différents moments dans une saison, pour fixer les objectifs à court, moyen ou long terme.</p>
<p>La préparation mentale est complémentaire de la préparation technique et physique. La préparation mentale n’évite pas les heures d’entrainement, elle va les optimiser en leur donnant du sens. Elle ne garantit pas le succès, mais elle y prépare. Elle permet également de relativiser les échecs. Elle assure de prendre le recul nécessaire pour une bonne pratique de son sport. Elle ne nécessite pas nécessairement un suivi long et régulier, et une à trois séances peuvent permettre de clarifier, fixer un objectif et définir une feuille de route pour la saison à venir, ou pour la prochaine compétition. Au travers de cette expérience et de ce témoignage, je souhaitais montrer que la préparation mentale n&#8217;était pas réservée à une catégorie d&#8217;athlètes et était accessible à toutes tous, pour prendre du plaisir quelque soit son niveau de pratique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong><em>“Le défi du golf, c’est d’accepter d’être imparfait.” Jack Nicklaus</em></strong></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/preparation-mentale-ameliorer-swing-de-golf/">La préparation mentale pour améliorer son swing de golf</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></content:encoded>
			</item>
		<item>
		<title>Bien dormir, une condition pour bien gérer son temps</title>
		<link>https://www.opcoaching.fr/bien-dormir-condition-bien-gerer-temps/</link>
		<pubDate>Sat, 24 Mar 2018 06:51:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coaching individuel]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion du temps]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.opcoaching.fr/?p=726</guid>
		<description><![CDATA[<p>Dormir est notre quotidien. Dormir est une activité vitale. Si nous ne dormons pas, nous mourons. Le record d’éveil mesuré est autour de onze jours. Si l’absence de sommeil n’est pas fatale, ses répercussions peuvent l’être. Dormir c’est bien, mais bien dormir n’est pas simple. Et pourtant bien dormir est nécessaire. Bien dormir, pour vous [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/bien-dormir-condition-bien-gerer-temps/">Bien dormir, une condition pour bien gérer son temps</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dormir est notre quotidien. Dormir est une activité vitale. Si nous ne dormons pas, nous mourons. Le record d’éveil mesuré est autour de onze jours. Si l’absence de sommeil n’est pas fatale, ses répercussions peuvent l’être. Dormir c’est bien, mais bien dormir n’est pas simple.</p>
<p>Et pourtant bien dormir est nécessaire. Bien dormir, pour vous c’est quoi ? C’est naturel, c’est compliqué, c’est un souhait, c’est une résolution ? Cette question du sommeil  revient régulièrement dans l’actualité. D’abord parce que nous changeons d’heure deux fois par an, et que ces changements ne sont pas sans incidence sur nos rythmes de vie, dans les jours qui suivent. Le sommeil, et la chronobiologie en particulier, ont été à l’honneur à l’automne, avec le prix Nobel de Médecine 2017, décerné à ses précurseurs. Nous reviendrons sur leurs travaux. En expliquant quelques aspects de la chronobiologie et ce que sont les rythmes circadiens, ou comment notre cerveau gère le temps, et coordonne toutes nos horloges internes. La question du sommeil, du bien dormir, est importante pour réguler notre énergie et notre efficacité dans la journée. Individuellement, une bonne gestion du temps passe par une bonne gestion de son énergie et donc de bonnes nuits de sommeil. Au travers d’une étude réalisée auprès de dirigeants d’entreprises, nous illustrerons cela. Et de voir enfin quelques solutions  pour bien ou mieux dormir.</p>
<blockquote><p><em><strong>« Le sommeil n’est pas un lieu sûr » Jean Cocteau</strong></em></p></blockquote>
<h3></h3>
<h3><strong>Sommeil et développement humain</strong></h3>
<p>Tout d’abord commençons par le rôle que le sommeil a joué au cours de l’évolution. Le sommeil a joué un rôle essentiel dans le développement de notre espèce. C’est le sommeil qui a permis le développement de notre cerveau et des capacités cognitives. L’alimentation, cuite, a aussi permis de libérer de l’énergie, non consommée par la digestion, pour développer notre cerveau. Le premier déclencheur, c’est le sommeil et la qualité du sommeil. Pour reprendre les travaux de Pascal Picq, sur notre ascendant commun Pierola, qui vivait sur terre il y a 13 million d’années :</p>
<p><em>« Pour bien dormir, il faut se sentir en sécurité. Le sommeil profond permet au cerveau de se débarrasser des stimuli et des informations non utiles et de fixer celles qui le sont, pour nous. Ces phases sont caractérisées par une agitation des globes oculaires et une relaxation du tonus musculaire : il vaut mieux être bien installé. </em></p>
<p><em>Bien manger, dormir et rêver est indispensable pour maintenir des activités cérébrales complexes. Le cerveau enregistre une somme considérable d&#8217;informations, d&#8217;émotions et de stress au cours d&#8217;une journée et la fonction d&#8217;un bon sommeil est de faire l&#8217;assimilation comme le tri de ces flots de stimuli quotidiens.</em></p>
<p><em>Les premiers hommes ont évolué parce qu’ils dormaient bien. </em><em>Dans la nature, la plupart des grands mammifères n’arrivent à dormir que quelques minutes d’affilée. Pas Pierola. Son nid étant situé à la cime des arbres, aucun risque d’être dérangé par un prédateur. A lui, les longues nuits de plusieurs heures&#8230; Un avantage déterminant dans l’évolution puisque ce sommeil profond lui permet de régénérer son cerveau et d’améliorer ses capacités mentales.»</em></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<h3><strong>Temps, énergie et efficacité</strong></h3>
<blockquote><p><em><strong>&#8220;On ne dort pas pour dormir, mais pour agir&#8221; </strong></em><em><strong>Georg Christoph Lichtenberg</strong></em></p></blockquote>
<p>Bien dormir est donc un enjeu de santé et de bien-être au quotidien. Bien dormir permet de se ressourcer. Bien dormir permet d’être efficace et performant dans ses activités. Gérer son temps, c’est gérer ses activités, c’est donc gérer son énergie. Plus vous avez d’énergie, plus vous pouvez être efficace et ne plus perdre de temps… donc une bonne gestion du temps passe par une bonne gestion de son énergie. Avoir une alimentation saine c’est bien et être attentif à la qualité de son sommeil, c’est bien aussi.</p>
<p>Pour le monde professionnel, concernant notamment les dirigeants, Soregor et Harmonie Mutuelle ont réalisé une étude en juin 2017 qui établit le lien entre le bien-être du dirigeant et performance économique. Elle est consultable <a href="https://www.soregor.fr/actualites/soregor-et-harmonie-mutuelle-revelent-les-resultats-d-un-observatoire-sur-la-sante-et-le?utm_content=buffer04246&amp;utm_medium=social&amp;utm_source=twitter.com&amp;utm_campaign=buffer" target="_blank" rel="noopener"><strong>ici</strong>.</a> L’indice d’activité économique est bon avec des nuits d’environ sept heures. IL n’est pas bon pour des temps de sommeil inférieurs à six heures. La part de la population qui a besoin de très peu de sommeil, autour de quatre heures, sans altérer ses capacités, est une part très faible. De l’ordre de deux à trois pour cent de la population. Cette étude a pour objectif de faire prendre conscience aux dirigeants de l’importance de l’équilibre nécessaire pour la bonne marche de leurs affaires. L’équilibre est affaire personnelle. Il faut choisir et appliquer les solutions qui nous correspondent, qui nous conviennent. Si nos besoins diffèrent, nous sommes tous soumis au même cycle veille-sommeil, qui est une des composantes du rythme circadien.</p>
<h3></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Rythmes circadiens</strong></h3>
<p>Au cœur du cerveau, nous possédons une horloge interne qui impose le rythme circadien à l’organisme. Ce rythme calé sur quasi 24 heures régule la plupart de nos fonctions biologiques et comportementales. Des fonctions aussi diverses que la pression artérielle, la production d’hormones, le système veille/sommeil, les capacités cognitives, l’humeur, sont régulées par le rythme circadien. L’horloge interne du cerveau a aussi pour fonction de synchroniser en permanence les horloges périphériques localisées dans chaque organe. La synchronisation se fait essentiellement grâce à la lumière et les troubles du rythme circadien sont associés à de nombreuses maladies. Pour celles et ceux qui souhaiteraient aller plus avant, l’Inserm a réalisé un <strong><a href="https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/chronobiologie" target="_blank" rel="noopener">article très complet</a></strong> et Jean-Claude Ameisen leur a consacré une émission radiophonique entière <strong><a href="https://www.franceinter.fr/emissions/sur-les-epaules-de-darwin/sur-les-epaules-de-darwin-14-octobre-2017" target="_blank" rel="noopener">Sur les épaules de Darwin</a></strong>, en octobre 2017. Emission diffusée suite à l’annonce du Prix Nobel de physiologie ou de médecine, dans son intitulé exact. L’année dernière, il a été décerné à trois américains, Jeffrey Hall, Michael Rosbach, et Michael Young « pour leurs découvertes des mécanismes moléculaires qui règlent le rythme circadien ». Ils ont été récompensés pour leur travaux essentiels, menés dans les années 80, qui ont permis de donner naissance à la chronobiologie, et de faire des progrès pour le traitement des troubles du sommeil. Avant d’arriver à des extrêmes, il existe des solutions, rituels à mettre en place pour retrouver ou maintenir une bonne qualité de sommeil.</p>
<blockquote><p><strong><em>« Le soleil se lève toutes les quarante-cinq minutes. Il est donc difficile de trouver</em><em> </em><em>son cycle de sommeil. » </em></strong><em><strong>Philippe Perrin, astronaute</strong></em></p></blockquote>
<h3></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Solutions pour un meilleur sommeil</strong></h3>
<p>L’Inpes a édité un guide très complet, <strong><a href="http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1215.pdf" target="_blank" rel="noopener">Bien dormir, mieux vivre</a></strong>,qui permet de faire le tour de la question. Cela permet d’évaluer nos besoins, de diagnostiquer la qualité de son environnement, d’avoir des points de vigilance en cas d’horaires décalés, de passer en revue les comportements et modes de vie qui peuvent dégrader la qualité de notre sommeil. Il donne de nombreuses astuces et conseils avant d’aller voir un médecin généraliste ou encore un spécialiste. Terminons avec une liste d’astuces pour mieux dormir :</p>
<ul>
<li>Noter ses horaires de sommeil sur une période de vacances, pour connaitre ses besoins</li>
<li>Maintenir des horaires les plus réguliers possibles</li>
<li>Etre attentif aux signes du sommeil, et ne pas les laisser passer</li>
<li>Eviter les excitants le soir, les repas trop copieux</li>
<li>Tisane, lecture, relaxation peuvent installer un rituel d’endormissement qui en raccourcit la durée</li>
<li>Créer un environnement calme et apaisant, à température auour de 18-20 °C, une bonne literie.</li>
<li>Evitez les stimulations auditives et visuelles, notamment les écrans (téléphone, tablette, télévision)</li>
</ul>
<blockquote><p><em><strong>« J’avais un rapport au temps complètement chamboulé à cause du travail de nuit »</strong></em></p>
<p><em><strong>Baptiste Beaulieu, médecin et écrivain</strong></em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le sommeil est un phénomène complexe. J&#8217;ai tenté ici d&#8217;en éclairer certains aspects, de rappeler son rôle essentiel pour notre santé et notre bien-être, d&#8217;apporter quelques conseils pour retrouver un meilleur sommeil et refaire le plein d&#8217;énergie. Le temps de sommeil n&#8217;est pas du temps perdu. Prenez soin de vous, dormez.</p>
<blockquote><p><em><strong>&#8220;Nous devons dormir pour laisser assez de place aux rêves&#8221;</strong></em></p>
<p><em><strong>Erik Orsenna</strong></em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/bien-dormir-condition-bien-gerer-temps/">Bien dormir, une condition pour bien gérer son temps</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></content:encoded>
			</item>
		<item>
		<title>Le droit à la déconnexion #1</title>
		<link>https://www.opcoaching.fr/droit-a-deconnexion/</link>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2018 17:56:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coaching individuel]]></category>
		<category><![CDATA[Droit à la déconnexion]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion du temps]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.opcoaching.fr/?p=671</guid>
		<description><![CDATA[<p>Depuis le 1er janvier 2017, le droit à la déconnexion s’applique en France, dans les entreprises de plus de 50 salariés. L’occasion, un peu plus d’un an après le début de son application de revenir sur cette loi. De revenir sur les évolutions technologiques, sociétales et revendications managériales, qui ont pu conduire à l’écriture de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/droit-a-deconnexion/">Le droit à la déconnexion #1</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2017, le droit à la déconnexion s’applique en France, dans les entreprises de plus de 50 salariés. L’occasion, un peu plus d’un an après le début de son application de revenir sur cette loi. De revenir sur les évolutions technologiques, sociétales et revendications managériales, qui ont pu conduire à l’écriture de celle-ci. Et sur deux textes qui en ont été à l&#8217;origine, comme le rapport de Bruno Mettling, Transformation numérique et vie au travail, et l’Accord National Interprofessionnel de juin 2013 sur la qualité de vie au travail. Nous évoquerons prochainement d&#8217;autres aspects du droit à la déconnexion : les usages du numérique et des écrans confrontés à nos besoins, et un passage de revue de solutions collectives et individuelles qui peuvent être mises en place.</p>
<h3 style="text-align: left;"><strong>Ce</strong> que<strong> dit la Loi</strong></h3>
<p>En vigueur depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2017, le droit à la déconnexion est inscrit dans le code du travail depuis cette date à <strong><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006901767&amp;cidTexte=LEGITEXT000006072050" target="_blank" rel="noopener">l’article L-2242-17</a></strong>. Cet article donne les thèmes à aborder, au nombre de sept, au cours de la négociation annuelle sur l&#8217;égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail. Pour simple rappel, un lien <strong><a href="https://www.juritravail.com/Actualite/negociation-obligatoire/Id/230551" target="_blank" rel="noopener">ici</a></strong> pour être au clair sur les négociations obligatoires après les ordonnances Macron. L’article L-2242-17 concerne principalement les entreprises de plus de 50 salariés, pour rester simple. Il contient les sept thèmes suivant à aborder au cours de cette négociation :</p>
<p>&#8211; L’articulation vie professionnelle et vie personnelle</p>
<p>&#8211; l&#8217;égalité professionnelle entre les femmes et les hommes</p>
<p>&#8211; Les mesures de lutte contre les discriminations</p>
<p>&#8211; Les mesures relatives à l&#8217;insertion et au maintien dans l&#8217;emploi des travailleurs handicapés</p>
<p>&#8211; Les modalités de définition d&#8217;un régime de prévoyance</p>
<p>&#8211; L&#8217;exercice du droit d&#8217;expression directe et collective des salariés</p>
<p>&#8211; Les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion</p>
<h6 style="text-align: left;">Dans le détail</h6>
<p>Donc l’alinéa 7, en vigueur depuis janvier 2017, est celui qui concerne le droit à la déconnexion. Dans son intégralité, il précise :</p>
<blockquote><p>La négociation porte sur les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion et la mise en place par l&#8217;entreprise de dispositifs de régulation de l&#8217;utilisation des outils numériques, en vue d&#8217;assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale. A défaut d&#8217;accord, l&#8217;employeur élabore une charte, après avis du comité d&#8217;entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel. Cette charte définit ces modalités de l&#8217;exercice du droit à la déconnexion et prévoit en outre la mise en œuvre, à destination des salariés et du personnel d&#8217;encadrement et de direction, d&#8217;actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques.</p></blockquote>
<p>C’est la négociation, au sein de l’entreprise, qui va définir au cas par cas, comment appliquer ce droit à la déconnexion. Et à défaut d’accord sur cette question, il est demandé à l’employeur de rédiger une charte à destination de tous, pour la mise en place de formations pour un usage « raisonnable ». La question de l’usage reste donc entière parce que la définition de raisonnable n&#8217;est pas simple  à harmoniser au sein d&#8217;un collectif, à fortiori au sein d&#8217;équipes ou d&#8217;entreprises. Ce droit n’a rien de contraignant à priori. Mais en cas de manquements, l&#8217;entreprise pourrait se voir sanctionner. Marion Cornu, avocate associée chez Fidal, évoque les sanctions possibles dans un article sous titré<strong> <a href="http://www.fidal.pro/documents/desr0001/Article%20Marion%20Cornu_Droit%20à%20la%20déconnexion_MEDEF_19%2007%202017.pdf" target="_blank" rel="noopener">un droit à géométrie variable</a></strong>. Rédigé avec Isabelle Barbut, cet article donne aussi un mémento avec huit étapes à suivre pour bien réussir sa négociation.</p>
<p>Mais comment en sommes nous arrivés, en France à légiférer sur cette question ? Et face à ce droit à la déconnexion, où se situe la responsabilité individuelle ? Sommes-nous en permanence en situation de subir notre environnement, ou bien en avons-nous une maitrise ? Ne serait-il pas temps de reparler de devoir de déconnexion ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Un devoir de déconnexion ?</strong></h3>
<p>Tout d’abord, dans plusieurs entreprises, il existe des chartes sur l’usage du numérique, sur l&#8217;usage des messageries, sur la déconnexion qui préexistaient à la loi. Au-delà de ces cas qui étaient isolés, le rapport de Bruno Mettling a mis en lumière cette question de la déconnexion. Intitulé <strong><a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/154000646.pdf" target="_blank" rel="noopener">Transformation numérique et vie au travail</a></strong>, il a largement inspiré la rédaction de l’alinéa 7 de l’article de loi, et avait été remis en septembre 2015 à la Ministre du Travail, Myriam El Khomri.</p>
<p>L’enjeu de ce rapport est de lier performance économique et qualité de vie au travail :  pour les entreprises, aujourd’hui il s&#8217;agit d’anticiper les changements pour faire face aux risques et d&#8217;accompagner la performance économique d’une amélioration de la qualité de vie au travail. Et au-delà de l’équilibre vie pro/vie perso, il s&#8217;agit plus largement de la question de la santé au travail. Le rapport préconisait une approche préventive de ces questions, et introduisait une coresponsabilité sur la déconnexion. A la fois un droit, mais également un devoir de déconnexion. Et c’est sur ce point que nous reviendrons un peu plus loin.</p>
<p>Pour synthétiser, l’auteur, ancien DRH chez Orange identifie six impacts majeurs du numérique, qui sont la diffusion massive de nouveaux outils de travail, connectés, la mutation des métiers et le développement de nouvelles compétences, l’environnement de travail des cadres, l’impact sur l’organisation du travail , sur le management, et enfin la multiplication de l’emploi hors salariat. Face à ces potentialités, il développe son diagnostic selon trois axes, au niveau du cadre de travail, de la qualité de vie au travail et sur la fonction managériale. Et enfin, il termine par 36 préconisations, sur les champs précédents, en y ajoutant l’éducation et la co-innovation. Il pose très bien l’enjeu de la connexion face à l’articulation entre vie privée et vie professionnelle.</p>
<h6>Extrait :</h6>
<blockquote><p>1/ tous les salariés n’ont pas le même pouvoir de négocier et de réguler la frontière vie pro /vie perso, car les facteurs qui l’influencent sont nombreux : catégorie socio-professionnelle, âge, sexe, horaires atypiques/variables, composition de la famille, habitudes, équipement/usages&#8230;</p>
<p>2/ il est de la responsabilité de l’employeur d’assurer le respect de la santé et la sécurité des salariés, notamment en garantissant les temps de repos.</p>
<p>3/ savoir se déconnecter au domicile est une compétence qui se construit également à un niveau individuel (des rapports au temps) mais qui a besoin d’être soutenue au niveau de l’entreprise (chartes, actions de sensibilisation), ainsi que par des contextes collectifs favorables (réciprocité entre les salariés).</p></blockquote>
<p>Le droit à la déconnexion est donc bien, pour Bruno Mettling une coresponsabilité du salarié et de l’employeur, ce qui implique également un devoir de déconnexion. La recherche de solutions comme la déconnexion relève donc autant d’une éducation au niveau individuel que d’une régulation au niveau de l’entreprise.</p>
<p>Cette notion de devoir n’a pas été reprise explicitement dans la loi. Elle y figure implicitement avec les plans de formation et de sensibilisation. Explicitement, cela aurait permis de responsabiliser chacun et chacune, sur les usages qu’il fait de ses outils et ses applications numériques. Cela aurait permis de s’interroger à titre individuel sur les conséquences de ces usages sur sa santé et sur son entourage.</p>
<p>Parce que l’usage des outils numériques irrigue l’ensemble de la société, il est important de rappeler ce devoir de déconnexion. Tout le monde ne travaille pas dans des entreprises de plus de cinquante salariés et est tout autant confronté à cette hyperconnexion et cette infobésité. D’autres solutions que celles passant par la loi, doivent donc être inventées, pour les TPE, pour les indépendants, les commerçants, les professions libérales. Là nous pouvons parler de devoir de déconnexion, car il n’existe pas de cadre contraignant, législatif. Devoir, car dans le cadre de solutions individuelles, il importe de bien se connaitre et de bien développer les compétences liées à a gestion du temps.</p>
<p>Pour l’ensemble des salariés ou non salariés, l’enjeu porte bien évidemment sur une question de qualité de vie au travail, qui est une aspiration et une notion récente dans le droit du travail. Voyons d’où vient cette notion, et ce qu’elle contient, loin de certains clichés à la mode.<strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>La Qualité de Vie au Travail </strong></h3>
<p>La notion de qualité de vie au travail est récente, et apparait dans des textes officiels pour la première fois en juin 2013, dans un <strong><a href="http://www.journal-officiel.gouv.fr/publications/bocc/pdf/2013/0041/boc_20130041_0000_0011.pdf" target="_blank" rel="noopener">accord national interprofessionnel</a></strong>, signé par les syndicats et les représentants patronaux. Cet accord est intitulé « Vers une politique d’amélioration de la qualité de vie au travail  et de l’égalité professionnelle »</p>
<p>Dans son introduction, il est précisé :</p>
<blockquote><p>La qualité de vie au travail vise d’abord le travail, les conditions de travail et la possibilité qu’elles ouvrent ou non de « faire du bon travail » dans une bonne ambiance, dans le cadre de son organisation. Elle est également associée aux attentes fortes d’être pleinement reconnu dans l’entreprise et de mieux équilibrer vie professionnelle et vie personnelle. Même si ces deux attentes sont celles de tous les salariés, elles entretiennent dans les faits un lien particulier avec l’exigence de l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes en matière de salaires et de déroulement de carrière. Il apparait que « la performance d’une entreprise repose à la fois sur des relations collectives constructives et sur une réelle attention portée aux salariés en tant que personnes ». La compétitivité des entreprises passe notamment par leur capacité à investir et à placer leur confiance dans l’intelligence individuelle et collective pour une efficacité et une qualité du travail. Elle dépend aussi de leur aptitude à conjuguer performances individuelles et collectives dans le cadre du dialogue social. La qualité de vie au travail contribue à cette compétitivité.</p></blockquote>
<p>Au-delà des effets médiatiques, et loin des clichés parfois redondants du baby-foot ou du cours de yoga, cet accord donne une définition plus consistante de la Qualité de Vie au Travail. Et du bien-être en entreprise, de l’accomplissement personnel et de la performance collective. La définition qui donnée en est la suivante : La qualité de vie au travail peut se concevoir comme un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué.</p>
<p>La qualité de vie au travail englobe donc les questions de considération, de formation, de reconnaissance, de partage de sens, et la question de la gouvernance. Contrairement à une mode médiatique, le bien-être c’est vraiment la question de la réussite professionnelle, de son évolution, de son accomplissement en tant qu’individu au sein d’une entreprise, d’une organisation.</p>
<p>Il était important de revenir sur ces points définis en 2013, qui permettent de bien distinguer entre des démarches sérieuses et respectueuses, d’autres qui pourraient apparaitre plus superficielles sur l&#8217;amélioration de la qualité de vie au travail.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>En conclusion</strong></h3>
<p>Face à une aspiration nouvelle et forte sur la qualité de vie au travail, face à un environnement technologique développé de manière exponentielle, face a de nouvelles formes de travail, comme le télétravail, la loi sur le droit à la déconnexion peut sembler ne pas répondre aux enjeux. D&#8217;abord, parce qu’elle reste limitée aux entreprises de plus de cinquante salariés et ensuite parce qu’elle n’aborde pas explicitement le devoir de déconnexion. Mais elle a permis d’inscrire dans la Loi les travaux récents de Bruno Mettling et des partenaires sociaux en 2013, et de faire de la déconnexion un vrai sujet, une vraie préoccupation. Il faut d&#8217;une part faire confiance à la négociation, et puis diffuser ce devoir de déconnexion qui concerne tout un chacun quel que soit son poste et son statut. Dont chacun doit s’emparer, pour sa propre qualité de vie et une bonne harmonisation entre sa vie professionnelle et sa vie privée.</p>
<blockquote><p><strong><em>Quand le numérique devient ainsi le maître de notre temps, on perd l&#8217;auto-contrôle de notre vie. Sylvie Droit-Volet</em></strong></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/droit-a-deconnexion/">Le droit à la déconnexion #1</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></content:encoded>
			</item>
		<item>
		<title>Le coaching et le temps</title>
		<link>https://www.opcoaching.fr/le-coaching-et-le-temps/</link>
		<pubDate>Sat, 20 May 2017 12:13:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coaching individuel]]></category>
		<category><![CDATA[Coaching professionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Coaching stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion du temps]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.opcoaching.fr/?p=119</guid>
		<description><![CDATA[<p>La question du temps est-elle dans « l’air du temps » ? La question du temps et de la temporalité est-elle à la mode ? De mars 2015 à juin 2017, l’hebdomadaire M Le MAG, a publié une série d’interviews intitulée « Tant de temps ». Cette série reprenait donc le titre du poème de Philippe Soupault, et était expliquée comme [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/le-coaching-et-le-temps/">Le coaching et le temps</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La question du temps est-elle dans « l’air du temps » ? La question du temps et de la temporalité est-elle à la mode ? De mars 2015 à juin 2017, l’hebdomadaire M Le MAG, a publié une série d’interviews intitulée « <a href="http://www.lemonde.fr/tant-de-temps/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Tant de temps</strong></a> ». Cette série reprenait donc le titre du poème de Philippe Soupault, et était expliquée comme suit : <em>« A une époque de profondes mutations, le rapport au temps de tout un chacun est chamboulé »</em>. Le temps est une des mesures du changement. Par notre conscience du temps, nous savons que nous vivons dans le changement et que nous le maitrisons plus ou moins, et de manière plus ou moins heureuse.</p>
<blockquote><p><strong>L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour cela que le présent nous échappe. Gustave Flaubert</strong></p></blockquote>
<p>Si le rapport que nous entretenons avec le temps a toujours été complexe, la période que nous vivons est particulièrement riche en mutations pour qu’il soit un sujet d’interrogation majeur. Depuis quelques décennies, nous observons des mutations profondes, avec des accélérations importantes, pour aller plus loin (aventure spatiale), pour aller plus vite (développement des transports, des communications), pour être plus fort (vieillir en meilleure santé, vivre plus longtemps). Ces accélérations technologiques entrainent des accélérations du changement social qui ont des implications sur les styles de vie, les structures familiales, les conditions de travail. J’ai consacré mon mémoire de fin de formation à la question du coaching et du temps. Je propose ici de faire un petit tour d’horizon des thèmes et sujets que j’y ai abordés, sans entrer dans les détails de chacun. Après les définitions du coaching d’une part et du temps d’autre part, trois grandes parties ont structuré ce travail : comment percevons-nous le temps et comment nous structurons-nous par rapport au temps ? Quelles sont les principales problématiques, demandes rencontrées en lien avec le temps ? Concernant le coach, quelle posture adopter, quels outils utiliser ?</p>
<blockquote><p><strong>Asseyez-vous, j’ai tout votre temps. Pierre Daninos</strong></p></blockquote>
<p>Le coaching est relativement simple à définir : discipline issue des sciences humaines, consistant à accompagner des individus ou des équipes à définir et atteindre leurs objectifs, sur des principes, d’autonomie, de responsabilisation et de mise en action. Dans l’article<a href="https://www.opcoaching.fr/le-coaching-1-professionnel/" target="_blank" rel="noopener"><strong> <em>le coaching professionnel</em></strong></a>, j’y développe cette définition et mon approche du métier de coach. Mais il en est tout autrement pour le temps.  Le temps est paradoxal. Il est difficile à définir. Nous ne pouvons pas nous en extraire, nous ne pouvons faire un pas de côté pour l’observer. Et il existe sous deux formes : un temps physique et un temps subjectif. Le premier est mesurable, uniforme. Le deuxième est subjectif, dépend de nos perceptions, variables selon de nombreux critères. Et les philosophes, les historiens, les physiciens, les psychologues ont des définitions différentes et spécifiques à chaque discipline. Mesurer, représenter, parler du temps comme d’un phénomène linéaire s’est imposé comme la norme de notre société. Le temps cyclique, qui lui précédait, basé sur le rythme des jours, des saisons comporte un caractère répétitif et statique et la notion d’évolution portée par le temps, s’imposera au siècle des Lumières. Ensuite l’ère industrielle a ancré la structure du temps au cœur de nos sociétés. Il rythme le présent et donne la direction du progrès. Le temps est à la fois un élément social structurant et un processus dynamique. Sa dimension structurante conditionne nos actions individuelles. Le « temps-horloge » est un temps appris, et un temps passé, partagé avec les autres. Il est donc important de connaitre les mécanismes de perception du temps.</p>
<p>Pour cette connaissance, je me suis appuyé sur les travaux de Paul Fraise, pour la perception et Eric Berne, pour le temps passé avec nous-même et partagé avec les autres. Paul Fraisse, psychologue (1911-1996) s’emploie méthodiquement dans son ouvrage « La psychologie du temps » à détailler notre conditionnement, notre perception, et notre maîtrise du temps au travers de nombreuses expériences. La première des difficultés que nous éprouvons dans la perception du temps, c’est l’absence de sens spécifique et dédié à sa mesure. Il n’y a pas, pour le temps, d’équivalent à la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher, le goût. Le sens le plus adapté pour mesurer notre perception du temps est l’ouïe. La vue tend à assimiler et confondre temps et vitesse, et ne donne pas la bonne perception du temps qui s’écoule, du temps qui passe. Paul Fraisse décrit de nombreuses expériences dans un ordre de complexité croissante. Il commence par définir le présent, en lien avec notre capacité d’attention, qui <em>« se limite pratiquement à une durée de 5s environ… ne dépasse guère 2 à 3s </em>». Dans la troisième partie de l’ouvrage, il démontre la relativité de la perception du temps, qui s’appelle Loi de Fraisse :</p>
<blockquote><p><strong>Une journée faite d&#8217;activités variées et intéressantes nous paraîtra « bien remplie » et cependant nous laissera le sentiment qu’elle a passé comme un rêve.</strong></p></blockquote>
<p>Eric Berne (1910-, 1970), fondateur de l’Analyse Transactionnelle, nous donne des clés, dans « Des jeux et des hommes », pour comprendre de quelles manières nous passons le temps avec nous–même et avec les autres. <em> </em>Il y décrit le besoin de structure et notamment celle liée au temps. Il appelle programmation, l’aspect opérationnel de la structuration du temps. Cette programmation a trois faces : matérielle, sociale, et individuelle.</p>
<p>Il développe ensuite six façons de passer son temps : le retrait, les rituels, les passe-temps, les activités, l’intimité et les jeux psychologiques, balayant l’ensemble de nos activités, allant de la solitude à l’intimité en passant par les activités quotidiennes et de socialisation. Les jeux, qu’il décrit dans l’ouvrage sont les temps des enjeux et le temps des stratagèmes, dont certains peuvent durer toute la vie. Ces éclairages peuvent vous permettre de mieux comprendre certains de vos réflexes, de prendre conscience de certaines habitudes. Le coach, en ouvrant des champs d’expérimentation, accompagnera ces processus d’apprentissage, de changement de rapport au temps.</p>
<p>Il est possible de classifier les demandes liées au temps en trois grandes catégories. La surcharge, qui correspond à une impression d’avoir trop de tâches à effectuer pour le temps imparti, de manquer cruellement de temps. La dispersion, qui donne le sentiment d’utiliser son temps de manière désordonnée, désorganisée, l’impression désagréable de la gaspiller. Et l’urgence, qui donne l’impression d’agir toujours dans la précipitation, de ne pas anticiper, de se faire débordé par les évènements. Evoquer ces difficultés, les nommer, bien les identifier, c’est faire un premier pas vers leur résolution. Il faut savoir que nous faisons ce qui nous plait avant ce qui nous déplait, ce qui va vite avant ce qui prend du temps, ce qui est facile avant ce qui est difficile et ce qui est urgent avant ce qui est important. Une bonne connaissance de soi, de votre fonctionnement, de vos besoins et de vos valeurs vous permettra de trouver et de choisir les outils les mieux adaptés à votre situation et à votre environnement. Et nombreux sont les outils qui ensuite vous aident au quotidien pour mieux classer et retrouver vos documents, mieux organiser votre temps de travail et équilibrer vos temps de vie, de mieux gérer vos mails, de mieux prioriser vos tâches à effectuer, bref, d’être plus productif, de gagner en efficacité. Le coaching apporte une bonne analyse de vos besoins et valeurs, vous permettant ensuite de faire les choix éclairés. L’urgence, la tâche à effectuer sans attendre, a ceci de particulier, par rapport à la surcharge et la dispersion, qu’elle colonise le temps. L’urgence s’impose. Et est relative. Elle n’est pas toujours vitale, elle ne dépend pas toujours de vous, et il importe toujours de savoir qui la définit : vous, votre hiérarchie, vos clients ? L’urgence est paradoxale : par son caractère pressant, elle est génératrice de stress. Etes-vous en mesure d’y répondre ? D’y faire face ? Et par son caractère « dopant », elle est génératrice de satisfaction forte, par l’apport d’une réponse appropriée à la situation, à la résolution d’un problème, d’un conflit. Un questionnement spécifique est alors nécessaire pour répondre aux demandes relatives à la gestion de l’urgence.</p>
<p>Si le coach a des outils d’investigation spécifiques, son premier outil est le questionnement, et c’est celui-ci que je vais rapidement développer. Le coach écoute, observe et questionne. Questionner le temps, interroger le temps d’un.e client.e c’est aussi revenir au langage, à la langue française, à la grammaire, à la conjugaison. Vous questionner sur votre rapport au temps, c’est interroger les adverbes de temps : c’est maintenant ? c’était hier ? c’est souvent ? C’est interroger des habitudes : Quand ? A quelle fréquence ? Depuis quand ?  Le coach, par son questionnement gardera la maitrise du temps, du temps du récit, du temps de l’action. <em>« A ce moment-là, qu’avez-vous fait ? », « qu’auriez-vous fait ? », « que ferez-vous ? »</em>. Le choix du temps utilisé induit alors une projection totalement différente, et vous inscrit soit dans une introspection, une réflexion, ou bien encore dans l’action, dans l’atteinte de votre objectif. Parce que chaque situation, dépend d’une histoire, d’un environnement, en maitrisant son questionnement, le coach peut se « jouer du temps », pour aller direct au but, ou bien emprunter des chemins de traverses.</p>
<p>En interrogeant, questionnant notre rapport au temps, nous éclairons différemment nos actions, nous révélons nos besoins, nos valeurs.  Nous reprenons le contrôle de nos activités, nous nous comportons différemment, nous revoyons nos priorités, harmonisons nos actions avec nos aspirations profondes.</p>
<blockquote><p><strong>Les temps sont ce que nous en faisons. Arne Garborg</strong></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr/le-coaching-et-le-temps/">Le coaching et le temps</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.opcoaching.fr">OP Coaching</a>.</p>
]]></content:encoded>
			</item>
	</channel>
</rss>
